Avis : Aliénor, l’origine de toutes les haines – Aurélien Grall

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Alexia est encore petite fille lorsque des inconnus l’arrachent à sa famille pour la conduire dans une école privée, l’Académie Aliénor d’Aquitaine. 

Le pensionnat d’élite est censé lui promettre le plus brillant des avenirs, bien loin de la misère qui l’a vue naître. 

Mais les choses ne se passent pas comme prévu et la petite prend progressivement conscience, en compagnie de ses deux amies, Jade et Clarisse, qu’elles sont promises à de beaucoup plus sombres desseins…

 

 

 

 

Pourquoi ce livre ?

J’ai été contacté directement par l’auteur via la plateforme Simplement.pro pour découvrir ce roman. Il a suffit que le synopsis fasse référence à un pensionnat un peu particuliers pour m’intriguer. En effet, je suis une grande fan des histoires se déroulant dans des écoles, pensionnats, orphelinats. Pourtant ce roman est loin d’être un roman jeunesse et semble rappeler certaines réalités.

Une première partie prometteuse

L’histoire se déroule en deux parties. La première se déroulant dans le pensionnat d’Aliénor d’Aquitaine. Un pensionnat élitiste qui prépare autant à l’excellence académique que physique. Les élèves, toutes des jeunes filles sont issues de familles très différentes.  Pourtant elles se retrouvent unies étrangement par un lien, une mission qui leur est prédestinée. S’ensuit alors de longues journées d’études pour nos trois protagonistes. Où s’enchaînent les cours et les entraînements physiques. Si deux d’entres elles semblent totalement se dévoiler avec ce programme, la benjamine, Alexia peine à trouver sa place dans les rangs.

L’amitié qui se lie entre les personnages est très bien mesurée. Pas d’effusions de grands sentiments, ni des chamailleries à tout va. Bien sûr il y a des moments de tensions, de compétitions mais elles restent unies malgré tout. J’aime fortement apprécié ces passages sans fausse note. Au final on s’attache autant aux trois jeunes filles qui sont très complémentaires dans leur personnalité.

L’accent est réellement mis sur l’entraînement physique de ces pensionnaires. Une sorte de parcours du combattant qu’elles effectuent tous les jours par tout les temps. Au fil des années, le niveau de difficulté ne fait que s’accroitre. Jusqu’à les transformer en parfait petit soldat.

Toute la première partie du roman laisse sous-entendre une mission secrète que vont devoir accomplir ces jeunes filles. La directrice de l’établissement étant une ancienne agent secrète, on comprend vite qu’elles vont servir une cause, allant jusqu’à les endoctriner pour mieux les asservir. La tension monte alors jusqu’au milieu du roman et la seconde partie du roman où elles vont alors être sur le terrain.

Une seconde partie plus inégale

C’est alors là pour moi que le soufflé est un peu retombé. J’étais assez emballée au départ par la succession de missions un peu partout dans le monde. Et puis, je me suis perdue en cours de route. Je n’arrivais plus à savoir quel âge avait nos protagonistes : 13 ans ? 18 ans ? Question qui m’a perturbée jusqu’à la fin du roman… pour se résoudre finalement dans les dernières pages !

Dans cette seconde partie, on bouge beaucoup, mais il m’a manquée un fil conducteur. Dès le début du roman on nous annonce un ennemi mondial qu’il faut éradiquer. Je m’attendais donc dans cette seconde partie à beaucoup plus de rebondissements. Malheureusement les missions s’enchaînent sans vraiment monter en puissance ni nous tenir en haleine.

Jusqu’à la fin du roman qui heureusement réserve un grand final. Dans l’ensemble donc sur cette seconde partie, j’ai été plutôt mitigée, et il m’a manquée matière à réelle réflexion. J’ai touché du doigt les faits de société sur lesquels s’appuie l’auteur. Mais à aucun moment, nous avons le temps de nous pauser et réfléchir sur le message de ce récit.

En résumé,

Dans l’ensemble j’ai passé un bon moment de lecture. Le point fort de ce roman reste les personnages principaux et leur relation.