Avis : Les huit montagnes – Paolo Cognetti

ChroniquesLitterature

Nous sommes lundi et malheureusement je ne peux pas vous sortir le billet du jour  » C’est lundi, que lisez-vous ? ». Je suis au Japon pendant 10 jours et j’ai décidé de ne pas emmener d’ordinateur. Les billets du lundi reprendront donc le 23 octobre ! 

« Quel que soit notre destin, il habite les montagnes au-dessus  de nos têtes. »

Pietro est un garçon de la ville, Bruno un enfant des montagnes.  Ils ont 11 ans et tout les sépare. Dès leur rencontre à Grana,  au coeur du val d’Aoste, Bruno initie Pietro aux secrets de la  montagne. Ensemble, ils parcourent alpages, forêts et glaciers,  puisant dans cette nature sauvage les prémices de leur amitié.
Vingt ans plus tard, c’est dans ces mêmes montagnes et auprès  de ce même ami que Pietro tentera de se réconcilier avec son  passé – et son avenir.
Dans une langue pure et poétique, Paolo Cognetti mêle  l’intime à l’universel et signe un grand roman d’apprentissage  et de filiation.

 

Pourquoi ce livre ?

Tout simplement parce que je suis extrêmement influençable ! Il a suffit de quelques story de Piko Books pour me convaincre d’emprunter ce livre en médiathèque. Et pouvais-je ne pas craquer ? Je suis assez impressionnée qu’une médiathèque soit aussi bien fournie en livres de la rentrée littéraire. Forcément c’était une occasion que je ne pouvais pas laisser passer !

De plus, l’occasion était trop belle : un auteur italien, une histoire d’amitié et de la montagne ! Des éléments qui ne pouvaient que me séduire…

Mon avis

Je dois reconnaître que j’ai été totalement embarqué par les descriptions des montagnes italiennes par l’auteur ! La douceur de son écriture m’a envoutée dès les premières pages. On rencontre alors Pietro, un jeune garçon dont les parents ont toujours vécu à la montagne. Lui, vit à Milan et passe la quasi totalité de ses vacances dans les montagnes aux alentours.

Il va alors faire la rencontre d’un autre garçon, Bruno qui lui vit en montagne toute l’année. Une amitié va naître : pudique mais qui traversera les années. Pietro aime la montagne mais compte bien ne pas y rester toute sa vie. Le contraire de Bruno.

Si certains aspects du roman m’ont fait penser à l’Amie prodigieuse : l’Italie, l’amitié et une certaine rivalité. Ces deux romans sont très différents. L’Amie prodigieuse se déroule dans un quartier de Naples, bruyant et pauvre. Dans les huit montagnes, on respire la nature, le silence de l’été en montagne. Même si l’amitié qui unit Pietro à Bruno connait elle aussi des moments de doute et de jalousie, ils ne sont pas à la recherche de la réussite dans les yeux des autres.

Le roman se déroule en trois grandes parties : leur rencontre pendant leur enfance, le début de leur vie d’adulte, puis quelques années plus tard. Bien que le roman ne fasse qu’environ 300 pages, on a le temps de vivre au rythme de ces personnages un été à la montagne. La passion de la montagne unit non seulement nos deux protagonistes mais aussi le père de Pietro. Père qui se révèle être un vrai passionné de la randonnée et qui emmènera Bruno dans ses balades quand Pietro le délaissera. Cette relation entre Bruno et le père de Pietro créera chez Pietro une douce jalousie et un sentiment de ne pas l’avoir connu aussi bien qu’il le pensait. Sentiment qu’il exprime avec un peu de nostalgie et surtout beaucoup de pudeur sans jamais être jaloux de Bruno.

 

En bref,

La moralité de cette histoire m’a beaucoup plu. L’explication du titre à travers un conte bouddhiste est très bien trouvé et explique parfaitement la relation de Pietro et Bruno.

Un roman de la rentrée littéraire que je ne peux que vous recommander ! Si vous aimez les histoires d’amitié et la montagne ce roman est fait pour vous. En attendant, moi je note les alpes italiennes pour de prochaines vacances d’été grâce à ce livre !

Ce roman fait parti du challenge 1% de la rentrée littéraire 2017