Avis : L’ennui du mort-vivant – Luc Doyelle

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Tout le monde a, dans son entourage, un ou plusieurs tueurs en série (serial killers). C’est du dernier chic dans les salons mondains.Mais connaissez-vous les tués en série (serial killed) ? Ah, on fait moins le malin, hein ?Oui, je sais, vous allez me dire : ça n’existe pas. Personne ne peut mourir plusieurs fois.Vraiment ?Laissez-moi vous raconter l’histoire d’un casse-couilles de classe mondiale, un alcoolo de premier ordre, surnommé le vrai con malté.Peut-il, à l’instar des chats, posséder neuf vies ? Ou s’épuisera-t-il avant ? Une seule façon de le savoir : se jeter sur « L’ennui du mort-vivant ».À vos risques et périls.

Format Kindle
208 pages

 

Pourquoi ce livre ?

L’auteur m’a proposée de lire son livre grâce à la plateforme Simplement.pro. En général je préfère moi-même demander les Services Presse que j’ai l’intention de chroniquer et de lire. Mais cette fois-ci, à la lecture de l’introduction ci-dessus, j’ai eu envie de faire confiance à l’auteur.

Mon avis

Dès le départ, j’ai été assez troublé par l’écriture de Luc Doyelle. Sa plume assez familière et très humoristique contrastait beaucoup avec mes autres lectures en cours plus « traditionnelles ». Un peu déboussolée et sans savoir si cela me plaisait ou non, je me suis finalement laissée prendre au jeu. Beaucoup de calembours et autres jeux de mots que les amateurs du genre pourront s’amuser à retrouver tout au long du roman. Si vous n’êtes pas fan du genre, je pense que cela peut être un peu lourd.  J’avoue être assez nulle en la matière mais j’ai adoré ça. Alors je suis peut-être passée à côté de beaucoup, mais j’étais déjà fière de moi de comprendre certaines références !

Concernant l’histoire, elle est totalement ancrée dans notre actualité. Quelques références à la présidence Hollande sont assez drôles, notamment suite au monologue du Président « normal ». Luc Doyelle pousse le discours à l’action et c’est franchement original.

On rencontre donc Lucius mi-inspecteur, mi-thanatopracteur qui se retrouve face à une enquête totalement improbable. En l’espace de trois jours environ son ennemi juré n’arrête pas de se retrouver mort à différents endroits de la ville. Et pendant ce laps de temps, il se passe beaucoup de choses en parallèle. Le lecteur n’a vraiment pas le temps de s’ennuyer. Par ailleurs, on suit le Grand Vizir, des passages d’un tout autre genre, plus classique qui « repose » un peu l’écriture. A la fin, les deux histoires se rejoignent pour ne former qu’une seule grande enquête et nous donner les clés de cette histoire haute en couleur !

Beaucoup de personnages secondaires viennent animer le quotidien de Lucius, tous plus originaux les uns que les autres. Mention spéciale pour sa petite amie journaliste envoyée suivre le président « normal » qui s’essaye au parapente ou au kayak !

L’enquête en elle-même m’a bien plu tout du long. Je n’arrivais pas à savoir si on était dans un roman policier humoristique urban fantasy ou si une explication rationnelle allait venir conclure notre histoire. Je vous laisserai le découvrir par vous-même ! Le petit bémol me concernant reste sur le dénouement de cette enquête. Je suis une fan de thriller et autres romans policiers et j’aime avoir beaucoup d’explications, et d’indices disséminés tout au long du roman. Ici, même si la conclusion est bien amenée et répond à toutes nos interrogations, j’ai trouvé ça peut-être un peu trop rapide. Peu d’éléments permettent au lecteur de résoudre cette enquête par lui-même.

En bref,

Un court roman, que je conseille à tous les amateurs d’humour. L’originalité de ce roman tient énormément au style de l’auteur, unique en son genre.