Avis : Taupe – Nico Bally

ChroniquesLitterature

Le 5 juillet 1839 une machine gigantesque appelée TAUPE s’enfonça dans le sol afin d’atteindre le centre de la Terre.
Son équipage était composé de cinquante personnes.
Tout était planifié pour qu’ils puissent survivre et entretenir la machine afin qu’elle accomplisse sa mission.
Mais les choses ne se déroulèrent pas comme prévu, car deux passagers clandestins s’étaient glissés à bord.
Le premier était un chat fouineur que nous appelâmes Tapetum.
Le deuxième, c’était moi.

Pourquoi ce livre ?

Fin août j’ai découvert la plateforme Simplement.pro qui permet de demander des services presse à de petites maisons d’édition, voir directement aux auteurs. Je lis peu de services presse car j’ai toujours peur de perdre mon « impartialité » en ayant reçu le livre gratuitement. Allez savoir pourquoi, ce jour-ci j’ai décidé de sauter le pas ! J’ai donc flâné un soir sur le site et me suis arrêtée sur le livre de Nico Bally : Taupe. L’histoire m’a de suite interpellée : Des références à Jules Verne, Voyage au centre de la terre, et un univers Steampunk. C’était déjà gagné d’avance me connaissant !

 

L’histoire

Nous faisons la connaissance de Jules Verne à l’âge de 11 ans en route pour découvrir un projet que son père finance. Malheureusement pour le jeune Jules Verne, les choses ne vont pas se dérouler comme prévu et il va se retrouver à bord de la mission Taupe. Va s’en suivre une série d’aventures à bord de la machine, entouré par plusieurs personnages secondaires aussi atypiques les uns que les autres. Mais reste à savoir si Taupe réussira sa mission : atteindre le centre de la terre.

Mon avis

Tout d’abord je dois admettre que j’ai tout de suite été prise dans ce récit. Même s’il s’agit d’un roman destiné à la jeunesse, j’ai vite été embarqué par l’écriture de Nico Bally. Les chapitres sont bien construits et l’action est souvent au rendez-vous.

Concernant le personnage de Jules Verne, j’ai été agréablement surprise. L’auteur n’a pas essayé d’en faire un mini héro de 11 ans. Même s’il lui arrive plusieurs aventures à bord de cette machine, il reste un enfant et il le sait. Il est limité dans ces actions non seulement par son âge, sa force mais aussi par l’environnement qui l’entoure. Et ça fait du bien !

Plusieurs personnages secondaires viennent ponctués le récit. Heureusement tous sont très bien décrits et assez différents les uns des autres pour ne pas s’y perdre. J’ai beaucoup aimé les personnages de Mademoiselle Nedat et Maru qui sont très présents pour le jeune Jules Verne.

A bord de cette machine, l’équipage que rejoint Jules Vernes est très spécial (chut je n’en dirais pas plus) et j’ai trouvé cela très original pour de la jeunesse ! De même pour la machine elle-même, elle est extrêmement bien décrite, un dessin de la machine est même présent au début du roman pour aider à bien visualiser. Aussi, les différents postes permettant le bon fonctionnement de la machine sont bien amenés tout au long du récit. On évite ainsi une longue description qui pourrait perdre certains lecteurs.

Si l’oeuvre de Jules Verne (le vrai) est abordé par clin d’oeil, ce roman jeunesse n’est pas une réécriture du Voyage au centre de la terre. Quelques passages font références à son oeuvre et j’ai trouvé ça bien suffisant. Petite mention toutefois pour la fin qui est un bel hommage à l’oeuvre original :  j’y serai bien rester quelques pages de plus !