15 km du Cross du figaro

Calendrier de l'avent 2017Sport

 

Une semaine après le semi de Boulogne

Le hasard du calendrier a fait que mes deux courses prévues en novembre aient lieux deux semaines consécutives. Heureusement, lors de la réservation de mon dossard j’ai été assez lucide pour ne pas m’inscrire aux 20 km ! Autant vous dire qu’après un semi le dimanche précédent, la semaine entre-deux à été très légère niveau entrainement. Seulement 5 km au compteur le vendredi soir. De quoi un peu m’affoler le samedi matin j’avoue.

Le retrait des dossards

Petit hic concernant le retrait des dossards, il ne se fait pas toute la journée mais seulement entre 7H30 et 11H30 le samedi et le dimanche. Autant vous dire que le samedi, on était plus près des 11H que du 7h du mat ! L’accès est plutôt facile quand on connait le coin, mais se mérite puisqu’il faut gravir une bonne montée pendant 10 mins avant d’atteindre le village de départ. C’est également l’occasion de croiser les runners du samedi matin de la vague de 9H30. A l’unanimité les chaussures sont extrêmement boueuses, je commence un peu à stresser à l’idée que mes running de ville ne tiennent pas la route.

Le retrait en lui-même est rapide, dossard et t-shirt sont récupérés en moins de 10 mins. Et heureusement car la pluie commence à s’inviter. Dommage pour la vague partant à 11H30 ce jour ! Nous repartons donc rapidement sans avoir visiter le village : le froid et la pluie ont eu raison de notre motivation.

Le jour J

Je me réveille naturellement vers 8H30, et décide de ne pas traîner au lit. La raison principale étant qu’on fête mon anniversaire après la course alors il reste un peu de ménage à faire. Nous prenons le départ vers 10H45, et arrivons sur le village à 11H15. Ouf, la météo est plus clémente que la veille. Il fait froid mais plutôt beau. Arrive le moment où il faut se diriger vers le SAS de départ, et là c’est le drame. De la boue en veux-tu en voilà. On s’enfonce, c’est impossible de courir la-dedans. J’ai peur de ne pas être capable de courir si le terrain est comme ça tout du long !

Fort heureusement, cela ne dure que pour les 200 premiers mètres. Le second point qui m’inquiète ensuite c’est la foule, je n’arrive pas à trouver mon rythme, j’ai beau essayé de slalomer entre les gens, c’est compliqué. Les allées sont parfois trop étroites, nous sommes obligés de courir dans l’herbe à côté, ce qui demande un effort supplémentaire. Au bout de 3 km environ je trouve enfin mon rythme et mon espace, mais j’ai l’impression d’être au ralenti.  Je ne sais pas si c’est le manque d’entraînement, le terrain complètement accidenté, ou les montées-descentes récurrentes qui m’empêchent de reproduire l’exploit de la semaine précédente !

Arrive la fin de la première boucle de 5km, que je passe en 38 mins. Ça m’énerve un peu. Même si je ne fais pas la course pour le chrono, je ne pensais pas être aussi lente, même si je me l’explique très bien par le départ un peu chaotique.

C’est reparti pour une seconde boucle

Ayant choisi de faire les 15 km, je vais donc devoir faire 3 fois la boucle de 5km. Au deuxième tour, ce n’est pas encore dérangeant, il y a toujours du monde, mais tout de même un peu moins qu’au départ. Notamment aux ravitaillements où il y a de la place et du choix. J’y reste 30 secondes et repars. Là encore je dois slalomer mais il y a plus de place. Alors j’arrive un peu à relancer et à récupérer le retard que j’ai pris. Je finis la deuxième boucle en 30 mins. Une petite victoire. A côté de ça, je suis totalement perdue, l’homme et ma binôme de course était là à mon passage de la boucle, en compagnie de mon meilleur ami qui m’avait fait la surprise d’être là pour mon fêter mon anniversaire !

J’avoue avoir un peu hésité à sortir de la course (c’était la bonne excuse), mais je veux quand même arriver au bout de cette course.

Enfin la dernière !

Je passe donc les 10km en 1h08 environ. J’arrive aux ravitaillements pour la seconde fois, et je suis toute seule. Devant moi, il n’y a plus personne. A croire que tous les participants ont signé pour les 5 ou 10 km. Je bois deux verres d’eau, mange un sucre et c’est reparti. Il me reste environ 30 minutes de course avant de retrouver mon petit groupe de supporters cachotiers !

A la troisième boucle j’ai des sentiments contradictoires. Autant tout va bien côté respiration, autant j’en ai marre moralement. C’est répétitif, j’en ai marre des montées et des descentes et le terrain franchement accidenté me donne mal aux pieds. Pourtant je ne craque pas, je ne marche pas. Plus vite je cours, plus vite on passe au gâteau d’anniversaire et au champagne !

Plus dur que le semi de Boulbi ?

Je franchis donc la ligne d’arrivée en 1H38min. J’aurai pu faire mieux certainement mais je ne suis pas déçue. Je sais que cette course n’est pas comparable au semi. Le dénivelé n’a rien à voir et le terrain n’était pas du tout le même.

Je suis sortie de cette course avec le sentiment que c’était plus difficile physiquement que le semi. Pourtant 6km de moins au compteur. J’ai terminé la course avec de vraies douleurs à la voute plantaire et aux cuisses. Mon problème aux pieds venant certainement de mes chaussures, mais j’ai trouvé que le terrain n’était quand même pas des plus accueillants.

Même s’il s’agit d’une belle action que je soutiens vraiment de tout coeur, je ne sais pas si je rempile pour l’année prochaine. La foule et le terrain ont eu raison de mon enthousiasme. Mais d’ici l’année prochaine, je peux encore changer d’avis !