Ecotrail : Mon premier trail de 18km

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Le trail, cette découverte

J’ai commencé sérieusement la course à pied il y a plus d’un an et demi maintenant. Pourtant, jusque là j’ai réussi à m’en sortir avec des terrains plutôt roulants, à la limite quelques montées de ponts ou autres côtes des Gardes… Mais jamais de boues, de grandes flaques d’eau, ou de troncs à escalader. Heureusement l’écotrail a été là pour me faire découvrir toutes les joies du trail en une seule et même édition.

Objectif : Sortie longue

Lorsque je me suis inscrite en janvier à l’écotrail j’ai hésité entre le format 18km et le 30km. Et puis la raison l’a emporté : je n’avais jamais fait de trail. Et ce ne sont pas mes trois pauvres semi-marathons qui suffisent à se préparer pour un trail de 30km. Une décision que je ne regrette pas à posteriori ! Le deuxième argument qui a fait pencher mon choix pour le format 18km c’est mon prochain rendez-vous  une semaine plus tard : le semi-marathon de Bordeaux (THE revanche) !

Passé le semi de Paris, j’ai donc continué à courir tranquillement 2 fois par semaine, en me disant que le trail 18km serait l’occasion de faire une sortie longue. Une pauvre règle de 3 plus tard, j’imaginais être rentré en moins de 2h. Erreur fatale.

Si vous pensez qu’un trail de 18km c’est simplement une course de 3km de moins qu’un semi… C’est totalement faux ! 

D’abord parce qu’il faut évidemment prendre en compte le dénivelé. Ici en l’occurence un petit D400+. Mais aussi parce que les éléments peuvent se déchaîner et rendre le terrain des plus impraticables.

Pourtant ça démarrait bien !

J’ai pris le départ à 8H30 (soit l’heure à laquelle je me réveille en semaine) à l’Observatoire de Meudon. Très belle vue sur Paris avec un petit ravitaillement de départ. Il ne pleut pas. Il n’y a pas trop de monde. Bref je me sens plutôt confiante. Je pars dans la seconde vague vers 8H35 à une allure raisonnable. Bien dans mes chaussures de trail que je n’ai pas eu l’occasion de vraiment tester sur des chemins de terre. Je suis rassurée, je ne glisse pas dès la première flaque de boue !

Nous arrivons vite dans la forêt, avec des belles flaques, et de la boue à n’en plus finir. S’il ne pleut pas (ou pas encore), il a du pleuvoir dans la nuit parce que ça tient quand même bien aux pieds ! Pour une première sortie en forêt je suis servie. Je me fais beaucoup doublée, j’ai l’impression d’être un boulet. Particulièrement dans les descentes où certains traileurs sautent de pierre en pierre. Moi c’est limite si je ne m’accroche pas aux branches de peur de tomber.

J’arrête d’être obsédée par ma montre !

Il faut se rendre à l’évidence, j’ai bien mis 40 mins pour faire 5 km. Je ne franchirais pas la ligne d’arrivée en moins de 2H c’est déjà une certitude. A partir de ce moment, j’arrête de regarder ma montre. J’arriverai quand j’arriverai. Une vraie libération pour moi, obsédée par ma progression. Evidemment ça me fait un petit coup au moral parce que je sais que je ne suis pas entraînée sur ce type de terrain et donc que je le paye par mon allure. So What ? J’étais partie pour vivre ce trail comme une sortie longue. Et bien, effectivement c’était une sortie plus longue que je ne l’aurais imaginé !

Km7 – Le ravitaillement

Au bout de presque une heure arrive le ravitaillement. Il commence à pleuvoir. Je décide donc de ne pas trop m’attarder, histoire de ne pas attraper froid. Le ravitaillement est franchement correct. De l’eau, du coca, des gâteaux, des fruits secs. Tout ce qu’il faut pour repartir. Des poubelles de tri sont à disposition. La démarche écolo est jouée jusqu’au bout, perso j’adhère totalement !

Ce qui me fait un peu plus grincé des dents, c’est qu’on a même pas fait la moitié. Reste encore 11k à parcourir. Et à ce moment là, ça me parait le bout du monde… Mais il faut y retourner !

Km 12 : La pluie redouble, ça grimpe de plus en plus

Bref, c’est l’horreur. Je marche systématiquement dans les montées. Je n’essaye même pas de courir. D’ailleurs peu de personnes essayent. Il reste 6km. 6km c’est rien. Sur du bitume c’est l’affaire de 40 mins maximum. Là j’en viens à imaginer que j’en ai encore pour 1H de marche/course dans ces conditions. C’est ce qui me pousse à courir dès que je le peux. Je veux en finir. On enchaîne les montées, la boue, un peu de bitume (qui me redonne le sourire). L’alternance marche/course m’aura un peu cassé les jambes mais finalement j’arrive à courir les deux derniers kilomètres sans problème. Pas en un temps record. Loin de là. Mais au moins je franchis la ligne d’arrivée en courant !

Alors on recommence ?

A un moment pendant ma course, je crois que je me suis fait la réflexion qu’un marathon ne pouvait pas être pire.  C’est assez bizarre de comparer un trail de 18K à un marathon peut-être, mais le gros du travail s’est fait dans ma tête. Je m’en sens désormais capable.

Concernant le trail, pour l’instant je n’en prévois pas d’autres avant le mariage. On verra à la rentrée de septembre si d’autres parcours m’intéressent. En tout cas, j’ai beaucoup apprécié l’ambiance, l’entraide et la mentalité traileur : beaucoup plus respectueux de l’environnement ! Peut-être reviendrai-je en 2019 pour le format 30km qui sait…

J’en profite pour conclure par un énorme bravo à tous les participants qui liront cet article. Finisher ou non, vous pouvez être fier de vous. Et un énorme merci à tout les bénévoles qui ont également bravés la météo pour nous !