La Frappadingue : Ma première course d’obstacle

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Avant toute chose, je tiens à clarifier un point :
je suis une grosse trouillarde. N’allez pas imaginer le contraire simplement parce que je fais du sport régulièrement. Je suis une vraie pétocharde : je déteste les sports extrêmes, je suis bien incapable de faire du saut à l’élastique, du saut en parachute et, l’activité la plus extrême que j’ai pratiqué est l’accrobranche. J’ai quand même voulu tester la course d’obstacle, parce que courir je sais faire et qu’au pire, je peux toujours sauter des obstacles !

Le choix de la frappadingue :

Moins connue (du moins je le pense) que sa rivale “Mud Day”, j’ai choisi la Frappadingue tout simplement parce qu’une de ses éditions se déroule au Quesnoy, ville où réside ma marraine. L’occasion donc d’allier week-end sportif et famille.

Deuxième atout de cette course : L’application Running Heroes propose une réduction de 10€ pour toute inscription à une édition de la Frappadingue si on atteint les 500 points. Chose que j’avais presque atteint quand l’idée de m’inscrire à germer, j’ai donc donné un petit coup d’accélérateur à mes sorties pour atteindre le palier.

Dernier atout : Elle est accessible. Comme la Mud Day, le parcours fait entre 8 et 12 km selon la ville qui accueille l’évènement, et il n’y a pas d’obligation à passer les obstacles si vous n’y arrivez pas. A contrario de la Spartan Race par exemple où ne pas passer un obstacle entraîne une pénalité de 30  burpees. Autant dire que pour une première, j’ai préféré la jouer soft.

Avant la course :

Mis à part quelques courses de 10km et moins, je n’ai pas suivi un entraînement particulier pour cette course. C’est d’ailleurs un peu pour ça que j’appréhendais les obstacles. Autant la course à pied ne me faisait pas peur car j’avais couru 10km la semaine précédente. Autant certains obstacles demandent une force que je savais ne pas avoir. Tout simplement parce que pour moi, porter mon propre poids c’était trop dur. J’appréhendais donc le nombre d’obstacles que je n’allais pas faire sans même essayer.  

Chose inédite depuis 3 ans, je cours avec mon fiancé ! Il m’avait accompagnée sur les 20Km de Paris en 2013 et avait juré qu’on ne l’y reprendrait plus. Heureusement pour moi, les courses d’obstacles sont réputées pour ne pas demander beaucoup d’endurance, il y a donc accepté assez facilement.

Nous arrivons le samedi midi au Quesnoy en étant parti vers 10H de Paris. Après déjeuner, on file chercher nos dossards et voir la frappajeune. C’est aussi l’occasion de découvrir le parcours rapidement, et de stresser devant le filet à monter qui est quand même très haut. Et puis finalement, si les enfants y arrivent, je peux bien le faire aussi !

Bizarrement je stresse toujours un peu les veilles de course, j’ai beaucoup de mal à dormir. Un peu comme les veilles de rentrée scolaire quand j’étais plus jeune. Et pour une fois, allez savoir si c’est le vent du nord, je m’écroule de fatigue vers 23H.

Le jour J :

Dimanche matin, je me réveille naturellement vers 8H. Le départ de notre vague a lieu à 11H30. Sachant que le point de départ se situe à 5 mins à pied de chez ma marraine, on est bien. A peine arrivés, nous croisons déjà les élites qui sont revenus avec leur médaille autour du cou. Une dernière dose de motivation : je la veux cette médaille ! Nous arrivons à l’entrée des SAS où nous sommes sur une sorte de terre-plein entourée d’eau, et là on comprends très vite qu’on va être mis très rapidement dans le bain. Passé l’arche de départ, il faut traverser une sorte de mare boueuse. L’échauffement est  inédit, le speaker nous faire nous allonger dans la terre, ramper, chanter “ Ah qu’est ce qu’on est serré” … Bref, on est déjà crado, on ne craint plus rien (ou presque) !

Sonne l’heure du départ, et le premier obstacle me casse complètement : porter un sac de 10-15kg sur un kilomètre avec des montées et des descentes évidemment … Dès les 15 premières minutes je suis déjà morte, j’arrive à peine à courir, l’homme me propose à plusieurs reprises de prendre ma charge mais je refuse à chaque fois. (Question d’ego : je ne peux pas abandonner dès le premier obstacle)

Deuxième obstacle qui me casse complètement niveau moral cette fois : le mur ! Il fait plus de 3 mètres, je suis incapable de le franchir seule c’est une évidence. L’homme me fait la courte échelle, j’arrive à mettre un pied au niveau de la jointure du mur pour me caler puis j’essaye de passer ma jambe gauche par dessus, je reste un peu bloqué et totalement paralysée par la hauteur. Par peur je préfère redescendre et passer mon tour. Je suis clairement déçue mais je savais d’avance que ce serait le pire obstacle pour moi.

Bref, le reste de la course se déroule plutôt bien. On enchaîne les obstacles, je tombe souvent mais ça fait partie du jeu. Quelques passages dans l’étang nous font du bien pour se rafraîchir. Le temps me paraît quand même un peu long par rapport à une course classique. Evidemment les obstacles nous ralentissent un peu, beaucoup même !  Heureusement nous avons peu d’attente entre chaque obstacles… Nous avons seulement fait la queue pour deux obstacles et passer deux obstacles également car la queue était beaucoup trop longue.

La fin de course

On finit la course en plus de 3h il me semble, peut-être plus, je ne suis pas allée voir mon chrono. L’essentiel étant qu’on l’a commencé à deux et qu’on l’a finit à deux. Clairement je sais que je n’aurais pas pu le faire seule, je ne compte pas le nombre de fois où l’homme m’a aidée à passer les obstacles. 

L’ambiance sur cette course est incroyable, les gens se parlent et s’entraident sur le parcours. J’en garde vraiment un super souvenir et surtout le sentiment de m’être surpassée. Bien sûr j’ai échoué à beaucoup d’obstacles mais j’ai vraiment essayé de tout faire et c’est l’essentiel pour moi.

Passée la ligne d’arrivée, nous recevons notre graal – la médaille Frappadingue. Ainsi qu’une bière bien fraîche que je m’empresse de boire ! Quelques heures après la course, ma cheville gauche commence à me lancer et je n’arrive plus à poser le pied par terre. Je crains l’entorse qui signerait la fin de la saison pour moi.  Heureusement ce n’est pas une vraie entorse : un bandage et de la voltarene, je n’ai plus rien 48H après la course. Ouf !  Je garde cependant des bleus et des écorchures sur tout le bas du corps pendant plus d’une semaine. La palme revient tout de même à un de mes orteils qui est devenu tout bleu et qui a fini par tomber 3 semaines plus tard. Vous l’aurez compris, je n’ai pas fait semblant à cette course !!

On recommande ? On recommence ?

J’ai réellement passé un super moment pendant cette course, et j’aimerais vraiment en refaire une l’année prochaine. Après le mariage ça va s’en dire ! J’espère également avoir l’occasion de le faire cette fois en équipe de 4 ou plus !

Si vous hésitez car vous ne pensez pas avoir le niveau, honnêtement foncez ! Certes, des obstacles sont franchement difficiles si vous n’avez pas une bonne condition mais rien ne vous oblige à tout faire. Et n’oubliez pas que le plus drôle reste la chute ! Je ne vous cache pas que j’ai eu quelques courbatures pendant 2-3 jours sur le haut du corps…

Messieurs, attention tout de même à bien accrocher votre short, un toboggan pourrait vous l’enlever facilement, et vous vous retrouveriez cul nu. True story !

Merci à Céline pour les photos ! 🙂