En route pour un mode de vie zéro déchet ? 

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Le premier livre que j’ai lu en 2017 est le livre de Béa Johnson « Zéro déchet ». Une lecture qui a trois mois de la nouvelle année a toujours une raisonnance particulière quant à mes choix de la vie de tous les jours.

Ce livre m’a non seulement ouvert les yeux sur nos pratiques de tous les jours ô combien peu écolo. Mais plus encore, ce livre a été une vraie prise de conscience sur mon mode de vie, et sur ce que j’en attendais. Depuis je me pose beaucoup plus souvent la question du « en ai-je vraiment besoin ou en ai-je seulement envie » 

J’avais été beaucoup moins convaincu par le livre de Marie Kundo sur la magie du rangement, mais j’avoue qu’il m’aura permis une chose : savoir me séparer d’objets. 

Depuis ces deux lectures, j’essaye d’être plus « minimaliste », un parcours qui me parait bien hardu, mais à l’aide de vidéos Youtube, et recherche google on peut apprendre à peu près tout sur le sujet ! 

Pour en revenir à la lecture de Zéro déchet, ce fut la première fois que je me suis mise à mettre en pratique quasi illico presto les conseils prodigués (a contrario du livre de Marie Kondo). Pas tous évidemment, mais au moins ceux qui me paraissaient les plus faciles à mettre en place dès mon retour de vacances. Loin d’être moralisatrice, Béa Johnson raconte son parcours, et son nouveau mode de vie. Les expériences qu’elle a mené pour réduire ses déchets, mais aussi ses échecs. Car oui réduire ses déchets ne riment plus avec baba cool, et perte de vie sociale. 

Dès le début de l’année 2017 j’ai donc essayé de mettre en place quelques nouvelles règles : 

Exit les sacs en papier pour l’achat de fruits et légumes, bonjour sac à vrac ! 

J’ai la chance d’habiter à proximité de deux magasins bio qui ont un large rayon à vrac. Lorsque nous avons emménagé, nous avons adoré cette nouvelle pratique mais sans nous soucier des éternels sac en papier à usage unique que nous utilisions pour transporter nos amandes, et autres noix de cajou. Ni une ni deux, je n’avais même pas fini de lire le chapitre sur le sujet, me voilà à taper sur google « sac à vrac ». Depuis notre sac de course contient toujours ces petits sacs à vrac. S’il m’arrive de ne pas en avoir assez, je continue à prendre les sacs en papier mis à disposition, mais désormais je ne les jète plus ! Ils atterrissent dans mon sac de course pour une prochaine visite.

L’essuie-tout : 

Avant de me mettre en couple, je n’utilisais pas d’essuie-tout : une éponge, un torchon ou un mouchoir me suffisait amplement. En 4 ans de vie commune, je ne sais combien de rouleaux j’ai laissé l’homme acheter sans rien dire, parce qu’en effet c’était bien pratique. 

Forcément à la lecture de Zéro déchet, j’ai repris le dessus sur l’essuie-tout et expliquer à l’homme comment on pouvait très bien s’en passer. Le retour de l’équipe de choc : éponge, torchon, serviette de table et rond de serviette ! Il nous reste encore un rouleau qui traine dans la cuisine depuis le début de l’année, il descend doucement … l’homme doit faire quelques rechutes de temps à autre. Mais pour moi c’est clair et net, l’essuie-tout n’a plus sa place dans mon appartement ! 

La gourde : 

Pour être tout à fait honnête la raison principale de mon investissement dans une gourde est d’abord sportif ! Je fais beaucoup de sport comme vous ne tarderez pas à l’apprendre et je consomme donc beaucoup d’eau. Je faisais une sorte de roulement tous les mois environ de mes bouteilles en plastique pour deux raisons : soit elle ne ressemblait plus à rien, soit je l’avais simplement oublié et donc une nouvelle toute belle pouvait prendre la place. Le nombre de bouteilles que j’ai pu utiliser en une année est incalculable. Alors que pourtant chez moi je ne bois que de l’eau du robinet ! 

En début d’année, j’ai donc décidé de m’acheter une gourde en me disant que c’était un peu plus écolo et surtout que celle-là je ne l’oublierais pas ! Pour l’instant j’ai plutôt bien tenu. Ok j’avoue !  Parfois je craque et j’achète une bouteille d’eau pétillante aromatisée à la fraise à Monoprix… Mon seul regret quant à cet achat est le choix du modèle. J’ai pris la seule gourde disponible à mon Leclerc, et évidemment… elle est en plastique. Ce n’est que quelques semaines plus tard en visionnant une vidéo de Et Pourquoi Pas Coline que j’ai appris que des modèles en verre et silicone existait. Depuis, je réfléchis à changer ma gourde premier prix en plastique pour un modèle en verre. Un achat qui sera fait surement d’ici la fin de l’année. 

Mon premier choix écolo avant cette lecture : la cup ! 

Encore une fois, ce geste n’était pas seulement écolo, mais aussi bien pratique qu’économique. Je suis une grande feignante pendant cette période du mois. J’ai toujours détesté aussi bien les serviettes hygiéniques que les tampons. Alors la cup s’est un peu imposée comme étant la combinaison parfaite : invisible, économe, et à changer peu souvent. Il est vrai que les premières fois sont un peu fastidieuses, il faut trouver la bonne position pour la mettre. Mais une fois le coup de main pris, c’est vraiment le meilleur produit que j’ai pu utilisé de ce côté là ! En comparaison avec les tampons, vous ne changerez la cup qu’une  à deux fois par jour, fini les problèmes de tampons qui gonflent (toi-même tu sais …), le stress à la piscine de voir le cordon se faire la malle. Sur ce dernier point, c’est vraiment un super avantage que je trouve à la cup : on peut la mettre en avance, il n’y a aucune risque. Quand vous faites des sports aquatiques comme moi, c’est un sacré avantage.

Encore des progrès à faire dans la salle de bain 

 Dès mon retour de vacances, j’ai fait une commande Amazon pour la cuisine et la salle de bains. Ma commande était simple : des chiffons en microfibre et des cotons démaquillants réutilisables.  Les chiffons ont trouvés leur place dans la cuisine, et remplace très bien l’essuie-tout.

Les cotons démaquillants en revanche… Je plaide coupable, je n’ai toujours pas terminé mon paquet de cotons jetables du coup je continue à les utiliser. Mais promis, dès que le paquet est vide, les cotons réutilisables seront en première ligne dans ma salle de bain. Je les ai déjà testé et je dois dire que j’ai été assez surprise de la texture. J’ai toujours détesté toucher du coton (Celui en vrac est le pire : rien que d’y penser ça m’angoisse. ). Avec les cotons démaquillants réutilisables c’est différent. Il y a deux textures, une toute douce, on a envie de se passer une lotion sur le visage avec, et une plus sèche qui rappelle un gant de toilette. Pour le peu que je les ai utiliser, j’ai aimé les deux. Je pense qu’une fois mes cotons démaquillants jetables terminés, je n’en rachèterais plus. Je serais alors obligée d’utiliser la version écolo !

Peu d’alternative aujourd’hui en termes de produits de beauté.

Comme beaucoup de nanas, j’ai des tonnes de produits de beauté qui encombrent ma salle de bain (et un peu ma chambre). Jusqu’à la lecture de Zéro Déchet, je n’avais jamais réalisé ma salle de bain était rempli de plastique, et d’étiquettes douteuses. Ai-je vraiment envie d’appliquer des produits sur ma peau, mon visage des ingrédients chimiques ? Des produits que je suis incapable de prononcer ? La réponse est non évidemment. On pense souvent à ce qu’on met dans notre assiette et donc dans notre corps. Souvent cette aspect de notre santé est négligé.

Certaines filles faisaient un grand ménage / vide dans leur produit. Honnêtement je n’ai pas cette volonté. Je préfère terminer mes produits de beauté classique pour ensuite chercher des alternatives plus équitables. J’ai très envie de tester le savon et le shampoing solide. Je vous tiendrais informés de cette nouvelle expérience prochainement… Point positif  : plus de problème pour les contrôles des bagages cabines et des liquides ! 

Soyons réaliste

Je suis loin d’être une minimaliste / zéro déchet pour l’heure. Mais j’essaye vraiment de faire un effort, et d’avoir un impact moins négatif sur notre planète. Je sais qu’il y a des sacrifices que je ne pourrais jamais faire comme arrêter de voyager. Certes, l’empreinte écologique d’un avion est catastrophique, mais je ne peux pas me résoudre à ne plus voyager. Le voyage fait partie intégrante de ma vie et de mes projets de vie.
Alors oui c’est un changement de vie sur le long terme, pas évident tout les jours, et sur lequel j’ai encore beaucoup de chose à apprendre. Mais j’ai la volonté de faire changer les choses pour moi et pour mon entourage et ça c’est déjà un grand pas en avant ! 

  • Jérémy

    Article très intéressant. Effectivement, il y a des gestes simples à mettre en application ! Merci pour ce partage.

    Des conseils pour des achats de sacs à vrac ou gourdes ?
    J’ai regardé un peu les gourdes en verre. Ça semble très bien mais fragile. De même souvent avec un bouchon en plastique et une housse neoprene… Il ne serait pas plus judicieux de prendre des gourdes en plastique dur, plus solide et recyclable ♻, sans PBA et autres cochonneries du genre ?

    Bonne journée !

    • J’avoue que pour l’instant je me contente de ma gourde en plastique dur mais je ne sais pas vraiment si elle est recyclage ou sans PBA. J’avais entendu parler de celles en aluminium : http://www.sigg.fr/classique. Mais aucune idée si c’est mieux ou non …
      Pour les sac à vracs je les avais acheté sur http://www.sacavrac.fr/ ; mais il en existe aussi directement en vente dans les supermarchés bio