Semi de Boulogne : Ma revanche

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La décision post semi de Bordeaux

Après mon premier semi à Bordeaux, je dois avouer que ma fierté en avait pris un coup. Après quelques semaines à bien y réfléchir, j’ai pris conscience de mon manque d’entrainements que j’ai payé en avril dernier. Une fois la déception passée, l’envie de prendre ma revanche s’est fait sentir. C’est donc naturellement que je me suis inscrite au semi-marathon de Boulogne-Billancourt en novembre. Pour deux bonnes raisons : 1. c’est là ou je vie ! et 2. Il avait lieu la veille de mon anniversaire. De quoi bien clôturer mes 26 ans non ?  

L’entrainement

Encore une fois je dois avouer que l’entraînement n’a pas été très sérieux, même si je n’ai pas arrêté de courir depuis septembre. Le gros hic a été une coupure de 10 jours en octobre pour cause de voyage au Japon ! Mais heureusement,  j’ai été assez sérieuse à mon retour, la reprise n’a pas été trop douloureuse.

Je dois me rendre à l’évidence, je ne suis pas assez mordue pour vouloir suivre un plan d’entraînement bien précis. (Du moins pour l’instant) Je préfère m’écouter, faire deux trois sorties par semaine, et varier avec une pratique d’autres sports ( muscu ou biking principalement). En bref, un entrainement varié. Pas de grande évolution concernant mon allure, j’oscille entre 6:15m/km et 6:30m/km, et je me dis que si je tiens le rythme sur semi, ça sera déjà une bonne évolution depuis avril !

J’évite également de répéter l’erreur faite en avril en arrêtant toute activité la semaine précédent la course.  Niveau alimentation : idem, j’apprends de mes erreurs et ne mange pas que des crudités les jours avant la course. Au contraire, je mange normalement, et ne fais pas d’impasse sur les féculents !

J-1 : Retrait des dossards, muscu et repos

Bref, la veille de la course je suis plutôt confiante sur mes capacités, même si je reste stressée. L’avantage à courir un semi dans sa ville de résidence reste la proximité pour aller chercher son dossard et le 0 transport le jour J ! Le fiancé et moi allons donc chercher mon dossard le samedi matin au gymnase de Boulogne-Billancourt. Il  a un peu de monde vers 11H mais c’est tout de même très rapide. Je donne mon numéro de dossard, récupère mon dossard, vais chercher mon T-shirt et hop c’est fini ! En 5 mins chrono, quelle organisation ! Le chemin de sortie nous “oblige” à traverser les stands des partenaires et autres stands de courses. C’est rigolo, je reconnais des stands présents 2 mois plus tôt pour le Paris-Versailles. Forcément, le monde est petit quand on court !

L’après-midi, nous allons à la salle. Je décide de ne pas trop travailler les jambes, j’évite donc le tapis de course et me concentre sur les machines faisant travailler le haut du corps. A l’exception d’un exercice de squats chargés, que je regretterais un peu le lendemain au départ de la course !

Le repas du soir est régressif à souhait : coquillette au jambon. La soirée se déroule normalement, le stress retombe finalement et j’arrive à me coucher relativement tôt. Après évidemment avoir préparé mes affaires.

Le jour J : 

Le réveil sonne vers 8h30, je suis reposée, un peu excitée et évidement un peu stressée. La veille je fixais mon objectif à 2H20. Là je doute, j’espère simplement finir plus rapidement qu’en avril. Ne surtout pas marcher. Ce sera déjà une première victoire.

On prends le départ de l’appartement vers 9H15, on arrive à 9H40 sur la zone de départ. Il y a beaucoup de monde, mais ça va je me sens bien. C’est ma ville, je sais que le parcours n’est pas trop difficile côté dénivelé. Le départ est donné à 10H tapante. Je pars dans la dernière vague avec les lièvres de 2H15 devant moi. Je me dis qu’il faut que j’essaye de les suivre au maximum.

Les premiers 500 mètres sont difficiles car il y a foule. Je zigzague, je sais que je cours trop vite mais je me dis que j’aurais tout le temps de ralentir plus tard. Finalement passé le premier virage, l’espace est viable, je cours à mon rythme. Les kilomètres défilent sur ma nouvelle montre connectée : 6min / km. Je vais trop vite. Je me dis qu’il faut que je ralentisse même si je n’ai pas l’impression de me cramer. J’essaye. Mais les 5 premiers kilomètres défilent et je suis toujours trop rapide. Finalement je me fais une raison, je ralentirais naturellement quand mon corps le décidera.

En attendant j’ai dépassé les lièvres de 2H15 depuis le premier kilomètre. Je les croise lors d’une boucle vers le 7eme kilomètre. J’ai bien 500m devant eux, je me dis que finalement les 2H15 sont peut être jouables même si je ralentis après les 10 km. Arrive justement le 10ème kilomètre avec une petite montée dans le bois de boulogne. Mon téléphone sonne. C’est ma mère. Je lui réponds, elle comprends que je suis en train de courir. « oui en effet, je cours 21Km, j’en suis presque à la moitié, je te rappelle vers 13H »

A partir du 10ème Kilomètre

Je commence à fonctionner par palier tous les deux kilomètres pour ne pas me démoraliser. J’ai beau garder une meilleure allure qu’en entrainement, j’ai toujours peur de m’épuiser et de devoir m’arrêter. Alors je me lance des feintes : les deux prochains km j’y vais tranquille. Finalement même en essayant de ralentir, je n’y arrive pas, je suis d’une constance que je ne me connais pas.

C’est alors qu’arrive les 18ème kilomètre. Je n’ai pas marché jusque là. Je me souviens du semi de Bordeaux. Où je n’arrivais plus à courir, et alternais la course et la marche. Je suis déjà hyper fière de mon progrès. 3km c’est moins de 20 mins. C’est mon quartier. C’est comme si je courrais pour aller au bureau. Je peux le faire. Arrive le dernier virage en épingle puis une ligne droite d’environ 1Km en faux plat montant. Je sais où relancer. J’arrive au dernier rond point, et je donne un coup d’accélération. Je ne sais pas d’où me vient ce dernier élan de motivation.

Je franchis la ligne d’arrivée en 2h12:39s. J’ai du mal à respirer. Le dernier sprint n’était pas très sage. Mais je suis tellement heureuse. J’ai presque envie de pleurer. J’ai amélioré mon chrono de 30 mins ! 30 mins !! Je récupère mon ecocup, un bout de quatre quart et ma médaille et retrouve l’homme. Je n’en reviens pas. Lui non plus d’ailleurs, il a failli rater mon arrivée parce que j’étais trop rapide (!). Il est 12H30, on s’en va chercher une pizza bien méritée !

On recommence quand ?

Evidemment après une telle progression c’est grisant on a envie d’y retourner. Heureusement j’ai déjà 2 semi prévus pour l’année 2018. Le Semi de Paris et le Semi de Bordeaux, tout les deux en mars. Peut-être retournerai-je à celui de Boulogne parce que j’ai adoré courir dans ma ville. Le parcours est roulant malgré quelques faux plats et tunnels. L’ambiance n’égale pas celle de Bordeaux mais reste tout de même sympathique ! Pour terminer la saison officielle c’est une belle course, qui m’a permis de prendre confiance en moi sur cette distance. Le marathon me parait quand même encore loin, je vous avoue !