Semi de Paris – Edition 2018

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Le rendez-vous manqué depuis plusieurs années

Depuis ma première course officielle à savoir les 20 km de Paris en 2013, je guettais le semi-marathon de Paris. Je m’y étais même inscrite en 2014 quelques semaines après les 20 km en me disant que cela me motiverait à garder le cap sur les entraînements tout l’hiver. Malheureusement j’ai lâché l’affaire en cours de route et je n’y suis pas allée ! Mais je me souviens très bien de ce que j’ai fait à la place : un brunch gargantuesque !

L’année dernière encore j’avais hésité, et finalement préférée le semi de Bordeaux. Tout simplement car il avait lieu fin avril, ça laissait donc un mois et demi de plus pour s’entraîner ! Mais cette année plus d’excuses, c’était décidé je serai au rendez-vous !

La prépa semi

Encore une fois je ne peux pas dire que mon entraînement était très rigoureux ni très discipliné. Toutefois, j’ai quand même bien repris fin janvier soit quasi 6 semaines avant la course, plutôt fière de moi pour l’occasion !

Afin de rester sérieuse jusqu’au bout, j’ai pris le départ de deux courses en février en mode « prépa semi-marathon ». D’abord un 10 km avec les foulées de Vincennes début février qui s’est soldé par un RP et la barre des 1H qui tombe ! Puis un 15 km avec les foulées charentonnaises la semaine suivante. Là aussi un RP sur cette distance mais qui s’est faite dans la douleur, en raison de chaussures non adaptées et d’une baisse de motivation sur la seconde boucle. Preuve que je suis vraiment trop sensible à ces parcours répétitifs. En somme, c’était pas la meilleure des prépa, je n’ai pas tenu un calendrier précis de mes sorties, je n’ai pas fait de vraies sorties longues mais je me sentais bien dans mon corps et dans ma tête. Et ça c’est déjà une grosse partie du boulot qui est fait !

Dernière semaine et retrait du dossard

La semaine précédent le semi, nous avons eu le droit à Paris-Moscou, un froid de Sibérie qui m’empêcha clairement de sortir courir. Mercredi je décide de braver le froid qui s’est un peu calmé, il fait « seulement » 2°c avec un sacré vent. Je pars quand même pour 10km pour tester mes nouvelles running. Clairement cette sortie restera dans les annales comme une des sorties les plus douloureuses. Il faisait froid, nuit, il y avait du vent… Bref tout pour rester chez soi à chiller dans son canapé ! Là j’ai vraiment regretté mon inscription au semi !

Vendredi, dernière petite sortie de 5 km où tout roule ! Je suis plutôt confiante même si je ne pense pas faire de miracle en termes de temps sur ce semi.

Samedi matin, retrait du dossard. Si le parcours est plutôt fluide entre la vérification des certificats, le retrait dossard et t-shirt, j’avoue ne pas comprendre pourquoi les certificats médicaux sont vérifiés manuellement ! Pourquoi ne pas le faire en amont sur le site du semi comme tant d’autres courses ? Je passe sur la couleur du t-shirt femme jaune poussin, qui ne fait pas l’unanimité. Perso je m’en fiche… il ne peut pas être pire que celui du semi de Bordeaux unisexe !

Le jour J

Je pars avec le SAS rose des 2H10 et + soit le dernier, qui prend le départ à 10H40. Les premiers arrivent que je ne suis pas encore partie, j’avoue que c’est un petit coup au moral mine de rien, j’ai un peu l’impression de ne pas vivre la même course. Histoire d’être tranquille je passe aux toilettes, où j’y perds un temps monstre qui me fait presque rater le départ. Là j’ai vraiment le sentiment de passer à côté de l’ambiance course que j’aime tant pour des broutilles !

Heureusement j’arrive à rentrer dans le SAS à l’heure. Pas le temps d’avoir froid, le départ est donné dans les 2 mins. Comme je suis partie dans les derniers, je passe un temps monstre à slalomer entre les gens à essayer de trouver mon allure. C’est difficile, il y a beaucoup de monde et je suis obligée de donner des coups d’accélération pour me faire ma place. J’arrive finalement à trouver de l’espace et mon rythme vers le 6ème kilomètre, c’était long !

La suite se déroule sans trop de difficulté. Je commence quand même à avoir faim vers le KM 8, heureusement peu de temps après le second ravito arrive et je vais pouvoir avaler mon gel énergétique avec une bouteille d’eau. Je rate le ravito solide à cette étape, je ne sais pas si je l’ai manqué en allant trop vite ou s’il ne restait plus rien tout simplement…

Vers le KM 12 toutefois, le moral commence à flancher.

La pluie repart de plus belle. J’essaye de me rationaliser : les jambes vont bien, je respire correctement, je n’ai pas spécialement froid… Tout se passe dans ma tête. Ne plus penser à rien et attendre le KM 15, je sais que le moral reviendra d’ici là.

Et ça n’a pas loupé les 6 derniers kilomètres sont vraiment passés vite. J’ai pu mangé un peu à ce dernier ravito. Certes cela m’a obligée à ralentir mais après tout je ne suis pas là pour la performance mais pour me faire plaisir aussi ! Aucun regret puisque cela m’a permis de terminer ma course avec un moral au top !

Je franchis la ligne d’arrivée en 2:10:33 soit 2 mins de moins qu’au semi de Boulogne. Un nouveau record personnel. Alors oui, on est loin des champions mais pour moi c’est toujours une vrai fierté de me dépasser et d’arriver au bout.

Finalement on revient rapidement sur terre avec la pluie qui continue à s’intensifier, le froid qui nous glace. Je me dépêche de récupérer ma médaille, mon sac de finisher et les ravitaillements ! Direction la maison au plus vite pour prendre une douche, manger et profiter du reste de la journée. A chiller sans culpabiliser !

C’est quoi la suite ?

Je serai au départ des 18km de l’écotrail Paris le 17 mars prochain. Une course que j’ai vraiment l’intention d’aborder de manière très tranquille. Et pour cause, la semaine suivante c’est le semi de Bordeaux, mon ultime revanche sur cette distance !

Depuis le semi de Boulogne, mon avis sur le marathon a un peu changé.  Je réfléchis de plus en plus à m’y inscrire. Reste à savoir si je serai marathonienne en 2018 ou en 2019 ! Le challenge me parait dingue mais plus aussi insurmontable que cela.